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Métro et rap

Frères d’urbanités

Le métro et le rap partagent un même cocon : l’espace urbain, dans toutes ses aspérités. Le mélange des deux ne pouvait donc qu’être des plus savoureux.

Le métro figure au panthéon des symboles intimement liés à la “culture hip-hop”, en France comme à l’international. Plutôt logique : le rap et les rames ont un berceau commun, fait de béton, de cuivre et d’asphalte. Dès les origines, la culture hip-hop s’est d’ailleurs attachée à “marquer son territoire” sur les métros eux-mêmes, à l’aide de graffitis illégaux transformant les rames en messagères peinturlurées à travers les souterrains de la capitale. Une pratique alors souvent assimilée par les voyageurs à du vandalisme, pouvant même parfois entretenir un certain sentiment d'insécurité, là où leurs auteurs revendiquaient l’émergence d’une nouvelle discipline artistique. 

Dans le même temps, le métro commençait à inspirer les rappeurs, stimulés par ce terrain de jeu où il se passe toujours tant et tant de choses à raconter…

L’un dans l’autre, cela a contribué à l’émergence d’un véritable mariage lyrique, souvent pris entre le feu de la transgression et le souffle de la création artistique. Le paysage métropolitain constitue de fait une référence extrêmement appréciée dans les textes de rap français traditionnels. Pour les plus concentrés, le trajet de métro constitue par exemple le moment idéal pour se plonger dans une ambiance inspirante, casque vissé sur les oreilles. Comme le dit Disiz dans “Happy End” :

“Souvent dans l'métro comme Zazie, je pense ou bien je lis”

Les plus créatifs en profiteront même pour griffonner quelques rimes sur un morceau de papier, comme l’illustre plus prosaïquement ce couplet de Lefa, membre de la Sexion d’Assaut, dans clip de “Ma Direction”, en partie tourné la ligne 6 : 

“J’écrivais dans l'trom [le métro] avant d'aller m'casser l'dos [d’aller travailler]”

De manière plus générale et pour les plus mélancoliques, rames et strapontins dessineront essentiellement les contours ordinaires d’une vie monotone, ballottée par les secousses quotidiennes des transports en commun... Premiers ou derniers trains rythment ainsi depuis longtemps la routine des petites gens de banlieues, poétiquement mises en paroles dans les “lyrics” des chansons de rap.

Mais le métro c’est également l’archétype d’une vie urbaine simplifiée et nomade, perçue dans les années 1990 comme un Graal éloigné par les habitants des périphéries de Paris. Pour beaucoup de jeunes sans le sou, les transports en commun, accessibles et centraux, représentent sans surprise un symbole d’indépendance et d’émancipation. Dès lors, on perçoit le lien fort résonnant entre dessertes urbaines, dynamisme territorial et vibrations musicales… Le tandem rap et métro forme ainsi l’étonnant témoignage de certaines tensions sociales et générationnelles.  

“Refaire le monde avec notre vision décalée

On est des fous bloqués dans des cages d'escaliers

Pris en otages par le nombre élevé de paliers”      

Lorsque le rappeur Kool Shen - membre du fameux groupe NTM - exprime ainsi ses conditions de vie si moroses en Seine Saint-Denis sur le plus célèbre des samples de Chopin, il choisit de tourner son clip dans les couloirs vides du métro parisien… Une façon pour lui de prendre sa revanche et sa liberté, éloigné de son 93 natal (NTM - That’s my people, 1998) ?

Dès lors, on ne s’étonnera pas de voir repris ici et là le décor métropolitain comme paysage des clips de rap français et internationaux… C’est notamment à la façon d’un miroir entre le métro de New York (au coeur de Brooklyn) et celui de Paris (à la station Abbesses) que débutait le clip du duo franco-américain entre les rappeurs MC Solaar et Guru, chantant “Le Bien, Le Mal” en 1993.

Et les hommages au métro parisien à travers les clips vidéo ne s’arrêtent pas là ! Mobb Deep, célébrissime duo new-yorkais, a tout récemment profité d’un concert à Paris pour tourner certaines scènes du clip de son titre “Cobra”, dans les escaliers de la station Laumière, au coeur du 19e arrondissement…. A deux pas de là, station Jaurès, le rappeur Oxmo Puccino s’était même fendu d’un concert surprise en mars 2013, en guise de casting pour les « Musiciens du métro ».

https://www.youtube.com/watch?v=VW1NsNGMugk

De là à faire des nos souterrains fétiches un haut-lieu touristique pour musicologues avertis, il n’y a qu’un pas que nous franchissons avec plaisir... et en musique ! C’est peut-être le jeune Nekfeu, du collectif 1995, qui a le mieux résumé les étroits liens qu’entretiennent le hip-hop et les souterrains, avec cette saillie entendue dans le titre “A chaque ligne” :

“Mon rap est un métro: à chaque ligne y'a du changement.”

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